Jean-Claude Bouchet

La réception de Jean-Claude Bouchet comme membre titulaire de l’Académie de Savoie s’est déroulée le vendredi 17 avril dans la salle de délibération du Conseil départemental. Elle était comble, accueillant près d’une centaine de personnes.

Discours de réception de Jean-Claude Bouchet

Le thème choisi par le nouveau membre était « Montmélian : de la bourgade au château une influence partagée ».

Il commence à rappeler les personnes qui ont éveillé la curiosité d’un enfant du village et qui l’ont amené à s’intéresser à l’histoire de sa ville : l’abbé Félix Bernard, l’ingénieur général de l’armement René Deblache, longtemps Secrétaire perpétuel de notre Académie, le professeur Jacques Pernon, …

Il aborde ensuite l’histoire du château qui doit sa création à la position géographique de Montmélian dont la butte domine l’Isère et la route d’accès aux vallées de la Tarentaise et de la Maurienne. La châtellenie de Montmélian est créée, son influence économique croît, le comte de Savoie accorde des franchises et les habitants deviennent des bourgeois. La ville bénéficie de divers revenus, mais en échange elle doit entretenir les fortifications, la maison de ville, l’église, l’hôpital, …

Les chantiers attirent toutes sertes d’artisans, maîtres-maçons, charpentiers, tailleurs de pierre, les dominicains créent une école réputée.

Parmi les grands chantiers, on peut citer le pont Morens, rendu nécessaire par le destruction du vieux pont en bois par la crue de l’Isère de 1651. Le chantier sera mené par François Cuenot qui se mariera en secondes noces à Montmélian et y laissera une célèbre lignée.

Parmi les confréries de Montmélian, deux sont liées à l’activité du fort. Dans la confrérie de Saint Éloi, on trouve les fournisseurs d’armes, les fondeurs de canons et de nombreux canonniers. Dans celle des Chevaliers tireurs, on trouve une milice organisée en bataillons encadrés par des officiers issus de la noblesse locale. À chaque menace, les bourgeois renforcent la garnison et entrent au fort pour le défendre contre les armées françaises. Le conférencier cite ensuite quelques noms de ces valeureux bourgeois qui ont combattu, morts ou survivants, et dont les descendants ont parfois fait des carrières exceptionnelles.

En conclusion, la cité de Montmélian a prospéré à l’ombre de ce château auquel elle était étroitement liée par des impératifs économiques et militaires. Il était juste de rendre hommage à ces familles qui en ont fait une des forteresses les plus renommées d’Europe.

Réponse de Pierre Geneletti, Président de l’Académie

Après un commentaire sut le discours du récipiendaire, Pierre Geneletti s’attache à résumer sa carrière. Jean-Claude Bouchet est né en 1952 à Montmélian de parents savoyards. Après des études au Lycée Monge de Chambéry, il obtient un BTS de Bureau d’études. Vient le service militaire, puis son mariage avec Marie-Thérèse Dufour, professeur de mathématiques, ce qui ne l’empêche pas d’être littéraire. Le couple aura trois garçons, Guillaume, médecin, Laurent, artiste, malheureusement décédé, et Vincent, ingénieur.

Jean-Claude Bouchet travaille dans des Bureaux d’études dont il sera souvent le responsable. En 2001, il crée la Société Efit dont l’activité est le traitement de l’eau. Il en est le Gérant.

En 2016, il prend sa retraite et préside l’Association des Amis de Montmélian et de ses environs un an après. Il participe à la création du Musée historique de la ville, pilote des actions patrimoniales comme la restauration du « Pont des Anglais », effectue des recherches qui se traduisent par de nombreuses communications, publications de notices et d’ouvrages.

En conclusion, le Président lui souhaite la bienvenue dans cette assemblée où « votre place est parmi nous ».

Jean-Claude Bouchet, son épouse, ses fils Guillaume et Vincent, ses petits-enfants, le président Geneletti et Jean-Olivier Viout, président honoraire.

Vue partielle de la salle

Clichés J-Y Sardella