PROCHAINE MANIFESTATION ACADÉMIQUE
Séance académique
Mercredi 18 février 2026 à 15 heures - Salon de l'Académie
Communication de M. Philibert de la Forest Divonne :
« Une maison de maître des environs de Chambéry au début du XVIIIe siècle : à propos de la découverte d’un décor mural à Saint-Cassin »
ACTUALITÉS
De gauche à droite, Michel Bouvard, Jean-Pierre Vial, Patrick Strzoda, Pierre Geneletti, Hervé Gaymard, Jean-Olivier Viout et Vincent de Rivaz.
La séance annuelle de rentrée de l’Académie s’est déroulée en la salle des délibérations du Conseil départemental de la Savoie, en présence de son président, Hervé Gaymard et d’un important auditoire.
A l’issue d’un rappel de l’activité de la Compagnie au cours de l’année écoulée, enrichi d’une riche iconographie, par le président Pierre Geneletti, la parole fut donné à M. le préfet honoraire Patrick Strzoda qui, à l’issue d’une carrière exceptionnelle dans la haute fonction publique, a occupé les fonctions de directeur de cabinet du président de la République, Emmanuel Macron, de 2017 à 2024.
A travers l’analyse des réponses données à la révolte des Gilets Jaunes, à la pandémie de la Covid et à l’invasion de l’Ukraine, celui-ci fit remarquablement appréhender les problématiques du pilotage depuis le sommet de l’État des crises venant ébranler tant la vie publique que l’existence quotidienne des citoyens.
Jean-Claude Bouchet et Michèle Santelli
Réunis en assemblée générale, le 21 janvier 2026, les membres titulaires de l’Académie ont procédé à l’élection de nouveaux membres.
Ont été élus :
- Membres titulaires : Mme Michèle Santelli et M. Jean-Claude Bouchet
- Membres associés : M.M. Michel Kérautret, Frédéric Turpin et Jacques Viout
- Membres correspondants : Mme Cécile Terreauix -Scotto, M.M. Nicolas Bousquet et Allegro Roberto
A, par ailleurs, été élu trésorier de l’Académie, M. Vincent de Rivaz, en succession de M. Jean-Baptiste Bern.
Le monde des arts et lettres de Savoie vient de perdre une de ses grandes figures, avec le décès du professeur Darcel, survenu à Chambéry, le 14 janvier dernier, dans sa 87e année.
Précédemment enseignant à l’Institut Universitaire de Technologie de Mulhouse/ Colmar, Jean-Louis Darcel s’était installé à Chambéry avec sa famille en 1984, à la faveur de la rédaction d’une thèse d’État consacrée à Joseph de Maistre et la Révolution française.
Cette immersion au sein de l’œuvre de l’éminent philosophe savoyard allait imprégner la carrière universitaire qui s’ouvrit à lui. En 1985, il rejoignait l’ « Institut d’études maistriennes » fondée par le professeur Jacques Lovie, dont il allait être le secrétaire, avant d’en devenir le président.
C’est sous sa houlette que prendra son essor la « Revue des études maistriennes » qui sera bientôt diffusée à 2000 exemplaires dans les pays francophones et les principales bibliothèques du monde.
L’université de Savoie l’avait accueilli au sein de son corps enseignant, en qualité de maître de conférences, puis de professeur, avant de le promouvoir plus tard directeur du département de Lettres modernes.
Le pont des Anglais
Les défenseurs de la sauvegarde du Pont de Anglais – dont l’Académie de Savoie - qui, derrière la société des Amis de Montmélian et de l’association Cruet Nature et Patrimoines, militent depuis plusieurs années pour sa protection, viennent d’enregistrer avec satisfaction l’aboutissement heureux de leur mobilisation.
Dans une correspondance en date du 17 novembre dernier, adressée à M. Laurent Wauquiez, ancien président de la région Auvergne Rhône Alpes, qui avait relayé auprès d’elle leur demande, Mme Rachida Dati, ministre de la culture, vient de faire connaitre « son souhait de voir classer cet ouvrage au titre des Monuments historiques, en vue de sa préservation ».
Le pont des Anglais est, en effet, le premier « pont cage » métallique ferroviaire de France, conçu en 1854 par la compagnie britannique Thomas Brassey, pour permettre au chemin de fer Victor-Emmanuel de franchir l’Isère à hauteur de la commune de Cruet et de gagner la vallée de la Maurienne.
Son intérêt, au titre de la protection du patrimoine industriel, avait conduit le conseil départemental de la Savoie qui en est le propriétaire, à solliciter et obtenir, le 19 août 1994, son inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Le classement définitif de l’ouvrage que vient de décider la ministre de la culture va ainsi pérenniser sa protection pour l’avenir.





