COMTE François de MOUXY de LOCHE (29 janvier 1756 – 4 mars 1837)

Le comte François de Mouxy de Loche est né à Grésy-sur- Aix, le 29 janvier 1756. Il débuta dans la carrière militaire comme sous-lieutenant dans le régiment provincial de Tarentaise, puis comme lieutenant dans la légion des campements. En 1786, il fut promu au grade de capitaine de grenadiers ; c'est à cette époque que son goût pour l'histoire naturelle se développa et qu'il publia ses premiers écrits; six ans plus tard, la Société royale d'agriculture de Turin le reçut au nombre de ses membres.

La Révolution vint interrompre ses travaux scientifiques et le força de prendre une part active aux événements. En 1795, il passe dans le service des places, et reçoit successivement le commandement des villes de Mortara et d'Aqui. En 1798, sur l'ordre du roi, il remet cette dernière place aux Français, et vient résider à Turin. Là, M. Aymar, commissaire du Directoire, lui offre les plus belles positions, entre autres celle de chef d'état-major du général Grouchy. Le capitaine de Loche refuse tout, préférant une position des plus modestes aux avantages qui pouvaient lui être faits par un gouvernement ennemi de celui de son roi. Ne pouvant avoir la consolation de rentrer dans son pays, il resta à Turin, poursuivant des études sur l'apiculture, l'entomologie, l'agriculture et l'archéologie, jusqu'en 1805. Alors il lui fut enfin permis de revenir à Chambéry, où, en attendant des jours meilleurs, il travailla avec une nouvelle ardeur, et fut reçu membre de la Société des naturalistes de Genève. Le voisinage d'Aix lui suggéra aussi l'idée d'étudier les antiquités de cette ville; il réunit alors les matériaux qu'il publia plus tard dans diverses notices.

En 1814, le roi de, Sardaigne, voulant récompenser son fidèle dévouement, le nomma commandant du duché et de la ville d'Aoste. Il occupa ce poste important de manière à mériter les éloges de son souverain, jusqu'au moment où il prit définitivement sa retraite. Elle lui fut accordée avec, le grade de major-général et la décoration des Saints Maurice et Lazare, par patentes royales du 30 avril 1817.

La ville d'Aoste, si intéressante par ses antiquités, avait fourni au général de Loche un nouvel aliment à son goût pour l'archéologie ; rentré dans la vie privée, il rédigea sur cette province une notice qui fut, par la suite, publiée dans les Mémoires de l'Académie de Turin.

C'est alors qu'il entreprit de doter son pays d'une Société analogue à celle dont il avait fait partie à Turin ; de concert avec trois de ses amis, Mgr Billiet, M. de Vignet et M. Raymond il créa, en 1819 la Société royale académique de Savoie, ainsi que nous l'avons déjà raconté.

Pendant dix-sept années consécutives, le général de Loche fut président de cette Société jusqu'au jour de sa mort, au 4 mars 1837. En 1825, il contribua aussi à la création de la Chambre d'agriculture et de commerce de Chambéry, dont il accepta la vice-présidence.

Sociétés savantes dont le général de Loche était membre :

  • Académie agricole de Turin (reçu le 4 février 1792).
  • Société des naturalistes et des beaux-arts de Genève (5 mars 1805).
  • Académie royale des sciences de Turin (27 janvier 1819).
  • Société royale académique de Savoie (23 avril 1820).
  • Chambre d'agriculture et de commerce de Chambéry.
  • Commission royale de diplomatique (4 mai 1823).
  • Académie royale des beaux-arts de Paris (10 mai 1826).
  • Académie des belles lettres, sciences et arts économiques de la vallée Tibérienne de Toscane (l2 juillet 1833).
  • Société d'encouragement pour l'industrie de Turin (25 mai 1836).
  • Société entomologique de France (16 novembre 1836).
  • Société d'agriculture de Genève (26 novembre 1836).
  • Députation pour les études sur l'histoire nationale (brevet royal du 20 avril 1833).

© Académie des Sciences Belles-Lettres et Arts de Savoie - 2018

TOUS DROITS RESERVES

MENTIONS LEGALES - PLAN DU SITE

Une réalisation WATOOWEB